LaVie est belle malgrĂ© tout 26/03/2009 | Par D. LemĂ©tayer La petite musique que produit lâĂ©criture de Seth est dâabord un peu agaçante, pleine dâautosatisfaction et dâarrogance, puis on sâaperçoit trĂšs vite quâelle dit souvent lâinverse de ce quâelle paraĂźt exprimer. Elle grince, elle pleure aussi, en pudeur.
2Cultiver la simplicitĂ© et la modestie. Une des sources de satisfaction rĂ©side dans le fait de ne pas avoir de trop grandes exigences. Cultiver la simplicitĂ©, aimer la modĂ©ration, faire preuve de modestie, tout ceci contribue Ă Ă©prouver de la satisfaction. Il ne sâagit pas de se rĂ©signer mais de se contenter de ce que la vie nous
Eton est transportĂ©s. Ce roman explore la vie, celle qui vient et qui s'en va. Celle qui blesse, celle qui console. Celle qui dĂ©truit et celle qui fait renaĂźtre. Et si c'Ă©tait ça, la clĂ© du bonheur, pardonner Ă la vie? Un roman Ă dĂ©couvrir sans plus attendre. Un roman Ă
VIDEO Intempéries dans le Lot : les images impressionnantes de 21 bateaux emportés jusque dans le Lot-et-Garonne
Lesprotagonistes sont des personnages paumĂ©s ou rejetĂ©s par les leurs dont le principal soucis est de profiter de la vie Ă tous prix. Pour cela, ils vont dĂ©couvrir plus ou moins volontairement la musique et former un groupe joyeux qui les amĂšnera Ă Odessa. A travers leurs pĂ©ripĂ©ties, les personnages principaux se rĂ©vĂšleront trĂšs attachants malgrĂ© le fait quâils nâont rien en
Dá»ch VỄ Há» Trợ Vay Tiá»n Nhanh 1s. NotĂ© sur 5 basĂ© sur 29 notations client 29 avis client 24,00 ⏠Avril ClĂ©mence Elena nâa pas tout Ă fait quatorze ans, du moins officiellement. La vie sâĂ©tant chargĂ©e de la faire grandir au pas de course, câest sans difficultĂ© quâelle se fond dans un groupe de jeunes adultes pendant les vacances dâĂ©tĂ© et quâelle entame sa premiĂšre histoire dâamour avec lâun dâeux. Cette belle rencontre provoquera le tollĂ© et lâincomprĂ©hension familiale. Elle marquera pour lâadolescente, le dĂ©but dâune sĂ©rie de bouleversements psychologiques et de remises en question de sa propre identitĂ©. Comment devenir une femme quand on est encore considĂ©rĂ©e comme une enfant ? A-t-on seulement le droit dâaimer ?⊠Petit extrait en musique TĂ©lĂ©charger un Extrait TĂ©lĂ©charger le Dossier de Presse Critiques LittĂ©raires La Presse en Parle En stock Share on Twitter Share on Facebook Pin this product Share via Email Description Avis 29 Description Reviens Par Avril ClĂ©mence Avec une infinie dĂ©licatesse, cette histoire brosse le clivage qui existe entre les conventions et la nĂ©cessitĂ© dâĂȘtre. Si lâamour nâa pas dâĂąge, il reste beaucoup dâinterdits⊠Disponible en Ebook Reviens â Ebook 5,99 ⏠Ajouter au panier Genre Roman Nombre de page 448 Dimension 148Ă210 ISBN 978-2-490522-33-0 Date de parution Janvier 2020 Nous utilisons des cookies sur notre site Web pour vous offrir l'expĂ©rience la plus pertinente en mĂ©morisant vos prĂ©fĂ©rences et vos visites rĂ©pĂ©tĂ©es. En cliquant sur "Accepter tout", vous consentez Ă l'utilisation de TOUS les cookies. Cependant, vous pouvez visiter "ParamĂštres des cookies" pour fournir un consentement contrĂŽlĂ©.
J'Ă©tais ce vendredi partagĂ© mon expĂ©rience avec la paroisse St Michel Archange de Foumban, sur le thĂšme de ma souffrance, ma joie, ma maniĂšre Ă moi de vivre ce CarĂȘme. vivre c'est lutter. » Victor Hugo Soyons un Ă©vangile ouvert oĂčChacun puisse lire JĂ©sus-Christ. »Marie RivierAvec saint Paul osons dire ensemble Ce n'est plus moi qui vis, c'est le christ qui vit en moi.»Gal mon histoire, une histoire ordinaire d'une personne ordinaire. Cette histoire est aussi lĂ vĂŽtre mais avec des mots diffĂ©rents, dans la mesure oĂč chacun de nous est un paralysĂ© potentiel, chacun de nous porte en lui des douleurs et des souffrances. Ils sont trĂšs nombreux ceux lĂ qui pleurent et dont les larmes n'apparaissent pas sur les visages, cependant le cĆur est mouillĂ©, trempĂ© de ce ruisseaux de larmes qui ne s'arrĂȘtent elles sont nombreuses nos paralysies. Si les miennes sont physiques et apparentes par mes pieds, les vĂŽtres existent sur d'autres formes. Beaucoup sont devenus des handicapĂ©s sociaux faute de pouvoir joindre les deux bouts, Ă cause du manque du minimum matĂ©riel pour pourvoir vivre avec dignitĂ©, par manque de logement, de travail et cette contraintes de faire le commerce des plaisirs de la chair pour subsister, par l'incapacitĂ© Ă pouvoir envoyer les enfants Ă l'Ă©cole, incapacitĂ© Ă payer le loyer, se vĂȘtir, se handicapĂ©s physiques Ă cause de ses maladies intĂ©rieures comme le cancer, le diabĂšte, l'hypertension artĂ©rielle, le calcul rĂ©nale, hĂ©morroĂŻdes, le VIH, la maladie de parkinson qui nous volent notre dignitĂ© et ne nous permettent plus de sortir de chez nous Ă notre guise et parce qu'il ya la contrainte la contrainte de prendre une batterie de mĂ©dicaments donc nous n'arrivons mĂȘme pas payer trĂšs souvent la handicapes affectifs car battu frĂ©quemment par son Ă©poux, trompĂ© par son Ă©pouse, vivant dans la douleur d'un parent trĂšs cher dĂ©cĂ©dĂ©, portant le poids du statu de veuve ou d'orphelin sans ressources, vivant dans l'incapacitĂ© de procrĂ©er , vivant sans ami, abandonner des siens, vivant Ă 40 ans sans espoir de fonder une handicapĂ©s spirituels, Ă cause de nos pĂ©chĂ©, de la frĂ©quentation des marabouts et fĂ©ticheurs qui nous enchaĂźnent et nous coupent de la lumiĂšre du christ, du double jeu entre la foi chrĂ©tienne et le mauvais cotĂ© des traditions qui asservissent au lieu de libĂ©rer l'homme selon le plan de DIEUDes handicapĂ©s morales et intellectuelles, car l'argent le sexe, le pouvoir, le matĂ©rialisme Ă outrance et au dĂ©triment des faibles sont devenus notre credo,On ne se rend pas trĂšs souvent compte que tous ces chaines sont en nous. Parfois nous sommes la cause de notre souffrance mĂȘme si la vie nous Ă©crase depuis la naissance, . Et pourtant comme dans nom cas et au regard de la douleur avec laquelle je vis, on est tentĂ© de se poser quelques DES QUESTIONS QUI SE POSENTAu regard de ma situation et surtout du faite qu'il y avait ce dĂ©sir de servir Dieu Ă travers une vie consacrĂ©e on est tentĂ© de se poser une multitude de questions. Jai choisis quelques unes qui sont aussi des questions que d'autres se posent trĂšs souvent lorsqu'ils sont confrontĂ©s Ă des difficultĂ©s, pour y rĂ©pondre et surtout faire partager ma maniĂšre de vivre ces Pourquoi ?VoilĂ la premiĂšre question qui jaillit de notre bouche lorsque nous sommes frappĂ©s par un drame. Ici une chose est intĂ©ressante Ă noter, c'est que dans le bonheur, rares sont ceux qui diront pourquoi c'est a moi que ce bonheur arrive ? » Tout au contraire on est tentĂ© de dire seigneur, tu es magnifique. Augmente encore ma joie ». Nous devons comprendre que le pourquoi » est une question lĂ©gitime. Cependant, il faut Ă©viter d'en faire un problĂšme psychologique sinon on s'enferme dans une spirale qui va nous dĂ©truire car il y a des situations oĂč le ''pourquoi '' n'a pas de rĂ©ponse. Seul la foi et l'abandon Ă la providence de Dieu est la solution. Nous devons nous plaindre Ă Dieu mais pas de Qu'est ce que la vie ?La vie est un don, les scientifiques donneront une rĂ©ponse sur le comment de la vie. Mais le qu'est ce que la vie » dont nous parlons ici est une sorte de d'interrogation rhĂ©torique face Ă un drame ou une situation qui Ă©chappe a notre entendement. Alors comprenons que la vie est don. On doit la cĂ©lĂ©brer chaque jour, la chĂ©ri et la mettre en valeur. C'est une grĂące unique qui mĂ©rite tout le respect et rien ne doit nous pousser Ă la maudire au point de chercher Ă l'arrĂȘter. On comprend que l'euthanasie ou l'avortement deviennent ipso facto des dangers pour la vie. La vie est un mĂ©lange de peine et de joie, et sa magie se trouve dans les moments extraordinaires pleins d'amour que nous passons avec tous ceux qui nous entourent3. Il y a t il un Ăąge pour mourir ?Les jeunes en particulier vivent en laissant croire par leurs comportements que les vieux seront les premiers Ă mourir, et pourtant nous sommes chaque jour surpris de voir des bĂ©bĂ©s mourir en maternitĂ© aprĂšs quelques minutes de vie. Les tombes ne sont pas classĂ©es d'une maniĂšre linĂ©aire. Tout au contraire elles sont Ă la verticale et Ă tout moment, un fils peut laisser un pĂšre, une mĂšre une fille, un frĂšre des sĆurs, des amis des collĂšgues. La question est juste de savoir si nous serons prĂȘts Ă rencontrer le maitre de la vie ?4. Pourquoi Dieu permet-t-il tant de souffrances ?Dans l'ancien testament, on voit un Dieu qui se met en colĂšre lorsque les hommes ne lui sont pas fidĂšles, Exemples la destruction de Sodome ou encore les maladies envoyĂ©es aux Ăgyptiens face au refus de laisser partir son peuple. Cependant on voit dans le livre de Job que Ce n'est pas toujours de Dieu que vient .Tout ne vient pas forcĂ©ment de Dieu, mais parfois il permet cela pour manifester sa grandeur et son utilitĂ©. Job lui mĂȘme dit lui mĂȘme "Nu, je suis sorti du sein maternel, nu, j'y retournerai. YahvĂ© avait donnĂ©, YahvĂ© a repris que le nom de YahvĂ© soit bĂ©ni!" Si nous accueillons le bonheur comme un don de Dieu, comment ne pas accepter de mĂȘme le malheur!"Job 1 ,2O ; . 2,1OLa souffrance vue de cet angle devient pour le chrĂ©tien plus une Ă©cole de croissance spirituelle, une union Ă JĂ©sus, une croix Ă porter. Dieu ne nous donne jamais plus que nos forces et il dit dans l'Ă©vangile de Mathieu 16 ;24 Si quelqu'un veut venir Ă ma suite, qu'il se renie lui-mĂȘme, qu'il se charge de sa croix, et qu'il me suive ». Aujourd'hui nos croix sont toutes ces choses qui handicapent nos vies, il ne s'agit pas d'une croix en bois, mais de toutes les peines et difficultĂ©s que nous rencontrons chaque Quelles solutions face Ă la souffrance ?La premiĂšre est de courir vers JĂ©sus il le dit lui mĂȘme Venez Ă moi, vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau, et moi je vous soulagerai. Chargez-vous de mon joug et mettez-vous Ă mon Ă©cole, car je suis doux et humble de cĆur, et vous trouverez soulagement pour vos Ăąmes. Oui, mon joug est aisĂ© et mon fardeau lĂ©ger. Qui veut en effet sauver sa vie la perdra, mais qui perdra sa vie Ă cause de moi la trouvera. Que servira-t-il donc Ă l'homme de gagner le monde entier, s'il ruine sa propre vie? Ou que pourra donner l'homme en Ă©change de sa propre vie. »La seconde est de recourir Ă la science ou la technique pour rĂ©soudre notre problĂšme s'il est d'autre mĂ©dicale ou c'est encore en Dieu qu'il faut retourner pour rendre grĂące ou pour trouver la paix et le courage pour faire fasse Ă la Comment ĂȘtre heureux ?Lorsque nous mettons notre confiance en jĂ©sus le bonheur est une garantie comme l'enseigne Mathieu pourquoi je vous dis Ne vous inquiĂ©tez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps de quoi vous le vĂȘtirez. La vie n'est-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que le vĂȘtement? Regardez les oiseaux du ciel ils ne sĂšment ni ne moissonnent ni ne recueillent en des greniers, et votre PĂšre cĂ©leste les nourrit! Ne valez-vous pas plus qu'eux? Qui d'entre vous d'ailleurs peut, en s'en inquiĂ©tant, ajouter une seule coudĂ©e Ă la longueur de sa vie? Et du vĂȘtement, pourquoi vous inquiĂ©ter? Observez les lis des champs, comme ils poussent ils ne peinent ni ne filent. Or je vous dis que Salomon lui-mĂȘme, dans toute sa gloire, n'a pas Ă©tĂ© vĂȘtu comme l'un d'eux. Que si Dieu habille de la sorte l'herbe des champs, qui est aujourd'hui et demain sera jetĂ©e au four, ne fera-t-il pas bien plus pour vous, gens de peu de foi! Ne vous inquiĂ©tez donc pas en disant Qu'allons-nous manger? Qu'allons-nous boire? De quoi allons-nous nous vĂȘtir? Ce sont lĂ toutes choses dont les paĂŻens sont en quĂȘte. Or votre PĂšre cĂ©leste sait que vous avez besoin de tout cela. Cherchez d'abord son Royaume et sa justice, et tout cela vous sera donnĂ© par surcroĂźt. Ne vous inquiĂ©tez donc pas du lendemain demain s'inquiĂ©tera de lui-mĂȘme. A chaque jour suffit sa peine. »Dieu nous retrouve dans nos prĂ©occupations de chaque jour et nous tend sa main. Cependant notre bonheur est aussi collectif car il dĂ©pend de notre façon de vivre avec nos semblables. Il y a toujours une grande joie Ă donner et si nos biens matĂ©riels ne nous rapprochent pas des autres, nous ratons un passage important vers le bonheur car le plus grand des bonheurs est d'offrir la joie aux autres. C'est de rendre les autres heureuxIII- MESSAGESAux jeunesLa vie n 'est pas un brouillon ou l 'on peut Ă sa guise prendre plaisir Ă faire des erreurs tout en se disant que l'on peut tout recommencer Ă chaque moment. La vie est plus que cela, c 'est un trĂ©sor Ă protĂ©ger et lorsque la puretĂ© d'intention dirige nos pas, tes erreurs ne sont plus un drame mais une Ă©cole de sagesse qui nous rend dans le but de mieux nous armer pour demain, et servir la crainte de Dieu, qui doit ĂȘtre au centre de toute respect des parents est trĂšs important car une gĂ©nĂ©ration qui ignore son devoir est une gĂ©nĂ©ration qui perdra ses repĂšres et son n'est pas jeune deux fois. Faisons de cette Ă©tape de la vie un moment magique. Vivons en fraternitĂ© avec nos autres amis jeunes. Engageons-nous dans les groupes et mouvements. Voyageons pour des sessions de formation. DĂ©couvrons et partageons nos expĂ©riences avec d'autres jeunes. Tout ceci c'est maintenant et non demain, car demain est un autre personne mais valorisons notre potentiel. Mettons en valeur les atouts de notre milieu JĂ©sus vous aime tels que vous ĂȘtes et vous encourage Ă vivre pleinement votre siĂšcle en sachant Ă©viter ses nombreux piĂšges et en mettant chacun en valeur son charisme et talent surtout pas peur de le suivre Ă travers les repĂšres et modĂšles qu'il met sur notre cheminLe monde aujourd'hui est une grande jungle avec des fauves qui s 'appellent capitalisme, homosexualitĂ© et matĂ©rialisme Ă outrance. Pourtant JĂ©sus veut nous armer de son amour pour faire face Ă tous cela. Ayons juste le courage de lui ouvrir la porte de notre cĆur en disant JESUS J AI CONFIANCE EN TOI. JESUS JE T'AIMEEn faisant de notre corps le temple de Dieu, en fuyant tout ce qui nous coupe de cet amour, que les jeunes filles donnent le meilleur d'elle mĂȘmes. Vous avez les mĂȘmes droits que vos amis garçons. Etudiez car votre premier mari sera votre travail, votre premier bĂ©bĂ© votre libertĂ©. Evitez de dĂ©pendre forcement d 'autrui. Osez dire non au crime de l'avortement, osez dire non Ă la marginalisation de la femme. Mettez en valeur vos talents maternels. Trouvez en l'Eglise la force pour avancer. La Sainte Vierge est votre guide l'exemple Ă jeunes garçons osez devenir des gentlemen du 21e siĂšcle qui savent ĂȘtre des disciples de Dieu. Soyez des leaders du Cameroun de demain qui n'agiront qu'avec la lumiĂšre du christ. Votre force ne doit pas vous servir Ă dĂ©truire mais Ă construire et protĂ©ger les plus faibles. Votre grandeur ne se mesurera pas au nombre de vos Ă©pouses ou de petites copines mais Ă votre sens de l 'Ă©coute et votre capacitĂ© Ă cela vous pouvez les trouver dans les groupes et mouvements jeunes de vos paroisses et Ă travers vos encadreurs. C'est Ă vous d'animer notre milieu par notre capacitĂ© Ă adapter, Ă innover Ă rendre notre foi toujours parentsVous avez le devoir de rester pour les enfants la lampe qui Ă©claire les chemins. MalgrĂ© vos difficultĂ©s c'est Ă vous que revient la lourde mission de leur Ă©ducation dans la piĂšte et La vie semble ĂȘtre dure et chaque jour qui passe est un fardeau qui pousse Ă renoncer Ă votre mission au sein de la famille noyau de toute la sociĂ©tĂ© Pourtant il faut rester fidĂšles aux valeurs chrĂ©tiennes. Votre rĂŽle d'assurer le passage de tĂ©moin entre la gĂ©nĂ©ration que vous ĂȘtes et les gĂ©nĂ©rations futures que nous les enfants nous sommes. Comme pour dire que ce que vous nous lĂ©guerez nous le lĂ©guerons Ă notre tour a nos fils. Cet hĂ©ritage est moral, culturel et l'esprit de priĂšre aux enfants, la crainte de Dieu, le respect d'autrui, de la vie et de toutes les vertus qui font un homme vertueux. Les saints font les saints et tous nous devons aspirer Ă cette saintetĂ© Votre rĂŽle est immense dans ce responsabilitĂ© ne vous dĂ©douane pas de vos problĂšmes personnels qui trĂšs souvent Ă©chappent mĂȘme aux enfants. Bien au contraire c'est votre capacitĂ© Ă pourvoir gĂ©rer tous cela qui vous distinguera des tousHors de Dieu notre vie est vouĂ©e Ă l'Ă©chec. La priĂšre et l'abandon spirituel doivent ĂȘtre les vĂ©hicules que nous empruntons chaque jour. Aussi le ticket d accĂšs est-il la foi et la confiance. A bord du vĂ©hicule, nous devons Ă travers la providence divine ĂȘtre prĂȘts Ă accueillir toutes les secousses que la route souffrance. Nous devons comprendre qu'elle fait partie intĂ©grante de notre vie elle est sur toute les formes et chacun de nous en Ă dĂ©jĂ fait l'expĂ©rience. la mort d un proche, la douleur d'une dĂ©ception ou l'Ă©chec, la maladie etc. on est souvent tentĂ© de dire que spĂ©cialement pour le chrĂ©tien, vie=souffrance. Cependant quand on a compris le sens de notre vie en JĂ©sus la souffrance cesse d'ĂȘtre souffrance, car toute souffrance n 'est pas nĂ©gative si on se laisse guider par les bras de Dieu en cultivant l'espĂ©rance dans la toujours dans la joie. La joie est contagieuse et fait du bien non seulement Ă notre ĂȘtre mais aussi Ă tous ceux qui nous entourent. Soyons des ĂȘtres pleins de joie. Donnons la joie et recevons la joie de Dieu si le prochain nous refuse la sienne. La joie renforce l'union des cĆurs avons besoin d'ĂȘtre unis si nous voulons arriver Ă quelque chose de meilleur, la foi est certes une affaire individuelle mais sans l'autre cette foi peut rester vaine dans la mesure oĂč nous vivons en sociĂ©tĂ© et du coup on ne peut ignorer la prĂ©sence de l'autreOsons ramer Ă contre courant face aux vices que la sociĂ©tĂ© semble vouloir Ă©riger en vertu. N'attendons pas que les autres fassent quelque chose. Commençons Ă faire Ă notre niveau ce qui est bon de des ĂȘtres engagĂ©s dans tout ce que nous faisons dans nos paroisses Ă travers les groupes et mouvement, dans la sociĂ©tĂ© Ă travers notre travail. Manifestons notre foi des ĂȘtres unis qui recherchent Dieu en toute circonstance. Pour trouver Dieu le meilleur moyen reste la des hommes de priĂšre car c'est par ce canal que Dieu nous donne rendez-vous, nous Ă©coute et nous exauces. Cependant il ya des prĂ©alables pour faire Ă©panouir notre priĂšre qui au-delĂ des diffĂ©rents sacrements que l Eglise nous donne sont de petites choses que nous connaissons dĂ©jĂ mais nous oublions trĂšs souvent de mettre en pratique1. Le pardonAvoir le courage de pardonner Ă ceux qui nous on fait du mal, avoir le courage de se pardonner Ă soi-mĂȘme ses erreurs, voilĂ le gage de la paix intĂ©rieur qui favorisera notre vie spirituelle et mĂȘme sociale2. La contrition,ReconnaĂźtre nos faiblesses et accepter la critique, les regards des autres pour nous amĂ©liorer. Avoir la force de se jeter au pied de la croix du christ comme l'enfant prodige pour demander pardon et bĂ©nĂ©ficier des grĂąces de la misĂ©ricorde par une confession sincĂšre d'une participation rĂ©guliĂšre au sacrement de rĂ©conciliation La puretĂ© de cĆurQue chaque intention qui porte nos actions soit faite dans la puretĂ© de cĆur. C'est parce que nous aurons au dĂ©part de l'action recherchĂ© le bien et rien que le bien que mĂȘme si une erreur survient cela ne sera pas un drame car nous serons jugĂ©s sur l intention du dĂ©part. Ici c 'est une invitation a ĂȘtre vrai, vrai dans notre cĆur, vrai dans nos paroles, vrai dans nos La foiMystĂšre de la vie, une foi aussi petite soit âelle peut dĂ©placer une montagne, si on croit en Dieu, Ă sa toute puissance, c'est croire Ă son amour infinie sa capacitĂ© Ă pouvoir prendre soin de nous contre vents et La confianceIl ne peut y avoir une foi sans confiance. C'est le contrat qui nous lie Ă Dieu car dans la pire des tempĂȘte, c 'est elle qui nous donne de comprendre que Dieu veille. A son temps et Ă son heure, il interviendra car ses pensĂ©es ne sont pas nos L'abandon Ă la volontĂ© divineNotre vie ne nous appartient pas. Les projets du maĂźtre de la vie est de nous rendre tous heureux. C'est pourquoi avec la foi et la confiance nous nous abandonnons entre ses mains, faisant notre devoir et rien que notre devoir, disposant notre ĂȘtre Ă accueillir la providence divine, car dans l 'abandon on est sĂ»r que Dieu nous L'esperanceEspĂ©rer contre toute espĂ©rance, croire lĂ oĂč l'humain Ă baissĂ© les bras, croire parce que tant qu'il ya la vie, il y a une raison d'espĂ©rer il y a une raison de s'abandonner car un pĂšre ne laisse jamais tomber ses La charitĂ©Etre proche de ceux qui comptent sur nous, partager avec les plus faibles notre pain. Celui qui fait la charitĂ© n'a pas besoin parfois d'aller loin, car ils sont nombreux ceux qui sont autour de nous et qui ont besoin de soutien. Celui qui fait la charitĂ© n'a pas besoin de fanfare ou de trompette. Lui et son Dieu sont tĂ©moins de ses actes d' L'amourUne charitĂ© sans amour est une charitĂ© vaine, une vie sans amour est une vie stĂ©rile,. Prenons le risque d'aimer, d'aimer vrai, sans calcul, sans intĂ©rĂȘts. L'amour est l'une des rares choses qui remplit le ventre mĂȘme quand on n'a pas mangĂ©. L'amour est un voile qui enveloppe tout le monde. Regardons cet individu qui s'est parfumĂ©. Cela se sent et il n'a pas besoin de le dire, Ă la seule diffĂ©rence que celui qui a mis un doux parfum attire du monde et celui qui a mis un parfum nausĂ©abond fait fuir tout le monde. C 'est sa l 'amour. L'amour attire le les foules et les inconnus. Soyons amour, soyons le plus beau des commandements de L'humilitĂ©Rester tout petit malgrĂ© notre grandeur c'est savoir garder la tĂȘte sur les Ă©paules dans la simplicitĂ©. Recherche toujours le royaume des cieux. Un grand homme se distingue par cette vertu d'humilitĂ©, de simplicitĂ© et de tolĂ©rance. Pendant que d'autres discutent honneur et biens matĂ©riels pour des fins personnelles, l'homme simple discute les idĂ©es et recherche comment rendre le maximum de personnes heureux. RegardĂ©s Nelson Mandela ses rĂȘves, ses combats, sa constance, sa gĂ©nĂ©rositĂ© imitons ceux qui plaisent Ă Dieu. Imitons mĂšre Teresa, Jean-Paul II, SĆur Emmanuel, Marie Rivier et tous les QUESTIONS A SE POSERCommençons par cette petite histoire tirĂ©e de l'internet pour mieux scruter notre et qu'un homme nettoyait sa nouvelle voiture, son fils de 4 ans ramassa un caillou et fit des graffitis grattages visibles sur le cĂŽtĂ© de sa voiture..Dans un accĂšs de colĂšre, sans mĂȘme regarder ce que reprĂ©sentaient les graffitis, l'homme prit la main de son fils et la frappa plusieurs fois, sans se rendre compte qu'il frappait avec une clĂ© Ă l'hĂŽpital, le garçon perdit tous ses doigts, Ă cause des multiples fractures dont ils Ă©taient le garçon vit son pĂšre tout triste, Ă cause de sa blessure, il demanda "Papa, quand est-ce que mes doigts vont repousser?"L'homme fut trĂšssecouĂ© par la question et resta sans repartit vers sa voiture et la cogna plusieurs par ses propres actions, il s'assit devant la il vit ce que son fils avait gribouillĂ© sur sa voiture et lut "JE T'AIME PAPA !" Le jour suivant, l'homme se colĂšre et l'amour n'ont pas de limites. Choisis toujours le dernier pour avoir une belle choses sont créées pour ĂȘtre utilisĂ©es et les personnes pour ĂȘtre aimĂ©es. Mais le problĂšme dans le monde d'aujourd'hui est que les personnes sont utilisĂ©es et les choses sont cette annĂ©e gardons toujours ceci Ă l'esprit Les choses sont créées pour ĂȘtre utilisĂ©es, mais les personnes sont créées pour ĂȘtre aimĂ©es. »Fais attention Ă tes pensĂ©es ! Elles deviennent souvent des attention Ă tes paroles ! Elles deviennent souvent des attention Ă tes actions ! Elles deviennent des habitudes!Fais attention Ă tes habitudes ! Elles deviennent souvent toncaractĂšre !Fais attention Ă ton caractĂšre ! Il dĂ©termine souvent ton destin!En qui ai-je mis ma confiance ?En qui ai-je mis mon amourCombien de temps je consacre Ă Dieu par jour ?Si aujourd'hui Ă©tait mon dernier jours sur terre, quel sera mon bilan, combien de personnes ai-je rendues heureux Combien de personnes souffrent Ă cause de moi ?Si Dieu dĂ©cidait de me donner une seconde chance, de mourir demain que ferais-je ce soir ? Qu'est ce que je chercherais Ă corriger pour paraĂźtre blanc devant lui ?.Rien ne doit nous Ă©loigner de Dieu, surtout pas la souffrance ou les douleurs que la vie met sur notre chemin. Le plus important dans la vie est ce que nous faisons de notre vie. C'est lĂ oĂč Dieu nous donne rendez-vous et c'est lĂ qu'il nous donnera notre rĂ©compense. Aussi voici pour moi quelques priĂšres qui peuvent nous rendre des hommes t'aimeMon pĂšre, je m'abandonne Ă toiFais de moi ce qu'il te plairaQuoi que tu fasses de moi je te remercieJe suis prĂȘt Ă tout,j'accepte tout pourvu que ta volontĂ© se fasse en moi et en toutes tes crĂ©atures,je ne dĂ©sire rien d'autre, mon remets mon Ăąme entre tes te la donne, mon Dieu,avec tout l'amour de mon cĆur,parce que je t'aimeJe ressens un besoin d'aimer, de me donner, de me remettre entre tes mainssans mesure avec une infinie confiance,car tu es mon pĂ©rePriĂšre des petits frĂšres de JĂ©sus Seigneur, fais de moi un instrument de ta oĂč il y a la haine, que je mette l'amour !LĂ oĂč il y a l'offense, que je mette le pardon !LĂ oĂč il y a la discorde, que je mette l'union !LĂ oĂč il y a l'erreur, que je mette la vĂ©ritĂ©LĂ oĂč il y a le doute, que je maĂźtrise la foiLĂ oĂč il y ale dĂ©sespoir, que je mette l'espĂ©ranceLĂ oĂč il y a la tristesse, que je mette la joieĂ MaĂźtre, que je ne cherche pas tant Ă ĂȘtre consolĂ© qu'Ă consoler,A ĂȘtre compris qu'Ă comprendre,A ĂȘtre aimĂ© qu'Ă aimer.»François d'Assise.L'homme est un ĂȘtre insensĂ©, illogique et ne fait rien, tu fais le Bien, on l'imputera Ă un intĂ©rĂȘt ne fait rien, fait le tu rĂ©alises tes projets, tu auras de faux amis et de vrais ne fait rien, Bien que tu fais sera oubliĂ© ne fait rien, fais le et la sincĂ©ritĂ© sont dangereuses pour ne fait rien, sois franc et que tu as mis des armĂ©es Ă bĂątir peut ĂȘtre dĂ©truit en un ne fait rien, le meilleur de toi-mĂȘme au monde, mais ils te ne fait rien, fais au mieux ce que tu peux.»MĂšre TeresaConclusionAu sortir de ce grand moment de partage, nous expĂ©rimentons une fois de plus l'amour incommensurable de Dieu. Tout ne vient pas forcement de Dieu au sens oĂč le malheur qui nous arrive n'est pas toujours une volontĂ© de Dieu de nous punir. D 'ailleurs Dieu nous envoie son fils pour nous sauver, JĂ©sus prend sur lui nos souffrances, sa misĂ©ricorde est tellement grande que le pire des pĂȘcheurs peux trouver une place Ă ses cĂŽtĂ©s. La vocation n'est pas de faire des choses pour plaire Ă Dieu ou bien impressionner les hommes. La vocation est de faire la volontĂ© de Dieu oĂč l 'on est et dans ce qu'on est. La douleur de la vie ne doit pas nous Ă©loigner de Dieu mais tout au contraire nous unir plus Ă lui. N'ayons pas peur de crier vers le ciel notre douleur, de dire haut avec force nos peines et nos dĂ©sirs. Osons nous plaindre Ă Dieu et non de Dieu .N attendons pas demain pour ĂȘtre meilleur ou pour aller vers Dieu, c'est aujourd'hui mĂȘme qu'il faut le faire. Chaque jour est un jour extraordinaire oĂč nous devons cĂ©lĂ©brer la vie avec joie, oĂč nous devons chĂ©rir ceux que nous aimons, oĂč nous devons pardonner Ă ceux qui nous offensent oĂč de notre bouche ne doivent sortir que des paroles de bĂ©nĂ©diction, que des bonnes actions. I l n'y a pas d'Ăąge pour mourir et la seule chose avec laquelle nous nous prĂ©senterons devant Dieu c 'est nos bonnes Ćuvres. Tous nos biens terrestres nous abandonneront Ă la seconde exacte oĂč notre souffle nous quittera. Nos amis, parents et connaissances nous laisserons au bord de notre tombe et seules nos bonnes actions continueront la route avec nous et lĂ -bas nous aurons pour avocats des ĂȘtres qui nous ont prĂ©cĂ©dĂ©s et pour qui nous avons priĂ©. Nous aurons pour avocats des ĂȘtres laissĂ©s sur terre qui demanderont des messes pour nous soulager des braises du purgatoire si on a la chance d'y ĂȘtre. Regardons HaĂŻti, il n'a fallu que de quelques secondes de secousses pour sceller le sort de milliers de personnes, bonnes ou mauvaises. Du palais prĂ©sidentiel jusqu'Ă la cathĂ©drale, tout s'est Ă©croulĂ©. Et nous ! Nous sommes toujours en vie pas parce que nous sommes si forts, si riches et quel richesse ! celle de la corruption ou du vol ? ou si intelligents. VoilĂ une situation qui parle tout seule et qui nous pousse Ă nous taire et dire N'ouvre ta bouche que si ce que tu as Ă dire est plus important que le silence. » Puisse chacun analyser les Ă©vĂ©nements de sa vie et prendre conscience des grĂąces de chaque jour, puisse chacun prendre la rĂ©solution de choisir qui sera sa boussole Dieu ou l' chacun choisir si il veut faire de sa vie une vie de joie en JĂ©sus ou une vie d'amertume parce que passant tout le temps Ă ce plaindre.
FĂ©vrier 2016 Ce texte est un extrait du livre Endgame Ă©crit par Derrick Jensen associĂ©, pour les paragraphes du dĂ©but, Ă son article intitulĂ© Au-delĂ de lâespoir », publiĂ© sur Orion. Lâespoir est le vĂ©ritable tueur. Lâespoir est nuisible. Lâespoir nous permet de rester immobiles dans un radeau en perdition au lieu dâagir et dâaffronter le problĂšme. Oubliez lâespoir. Analyser sincĂšrement et honnĂȘtement la situation comme elle se prĂ©sente est notre unique chance. Au lieu dâattendre, en espĂ©rant » que lâon sâen sorte, peut-ĂȘtre devrions-nous admettre que prendre la pleine mesure de la situation, aussi dĂ©plaisante soit-elle, est positif puisque câest la premiĂšre marche vers le changement vĂ©ritable. » Gringo Stars Lâespoir est la laisse de la soumission. » Raoul Vaneigem Le remĂšde au dĂ©sespoir nâest pas lâespoir. Câest la dĂ©couverte de ce que nous voulons faire pour ce qui nous importe. » Margaret Wheatley Les mots que jâentends le plus souvent de la part des Ă©cologistes du monde entier sont Nous sommes foutus ». La plupart de ces Ă©cologistes luttent dĂ©sespĂ©rĂ©ment, Ă lâaide des outils dont ils disposent â ou plutĂŽt, des outils lĂ©gaux dont ils disposent, donc des outils que ceux au pouvoir leur fournissent, et donc dâoutils qui, ultimement, seront inefficaces â pour tenter de protĂ©ger quelque parcelle de terre, pour tenter de stopper la fabrique et la propagation de poisons, pour tenter dâempĂȘcher les humains civilisĂ©s de tourmenter des plantes ou des animaux. Parfois, ils en sont rĂ©duits Ă protĂ©ger un seul arbre. Voici comment John Osborn, un activiste extraordinaire et un ami, rĂ©sume ses motivations Tandis que nous nous enfonçons dans le chaos, je veux mâassurer que quelques portes restent ouvertes. Si les grizzlys sont encore lĂ dans 20, 30 et 40 ans, ils le seront peut-ĂȘtre encore dans 50. Sâils sont Ă©teints dans 20 ans, ils le seront pour toujours. » Mais peu importe ce que font les Ă©cologistes, nos meilleurs efforts sont insuffisants. Nous perdons lourdement, sur tous les fronts. Ceux au pouvoir tiennent dur comme fer Ă dĂ©truire la planĂšte, et la plupart des gens nâen ont que faire. HonnĂȘtement, je nâai pas grand espoir. Mais je pense que câest une bonne chose. Lâespoir nous maintient enchaĂźnĂ©s au systĂšme, au conglomĂ©rat dâindividus, dâidĂ©es et dâidĂ©aux qui dĂ©truit la planĂšte. Pour commencer, il y a ce faux espoir selon lequel soudainement, de quelque façon, le systĂšme va inexplicablement changer. Ou celui selon lequel la technologie va nous sauver. Ou la dĂ©esse mĂšre. Ou des crĂ©atures dâAlpha du Centaure. Ou JĂ©sus Christ. Ou le pĂšre NoĂ«l. Tous ces faux espoirs mĂšnent Ă lâinaction, ou au moins Ă lâinefficacitĂ©. Une des raisons pour lesquelles ma mĂšre restait avec mon pĂšre, qui la violentait, Ă©tait le fait quâil nây avait pas de foyers pour femmes battues dans les annĂ©es 50 et 60 ; une autre raison Ă©tait lâespoir quâelle avait de le voir changer. Les faux espoirs nous enchaĂźnent Ă des situations invivables, et nous empĂȘchent de voir les possibilitĂ©s rĂ©elles. Qui croit vraiment que Weyerhaeuser va arrĂȘter de dĂ©forester parce quâon lui demande gentiment ? Qui croit vraiment que Monsanto va arrĂȘter de Monsanter parce quâon lui demande gentiment ? Si seulement nous avions un dĂ©mocrate Ă la Maison-Blanche, tout irait bien. Si seulement nous faisions passer telle ou telle loi, tout irait bien. Si seulement nous parvenions Ă faire retirer telle ou telle loi, tout irait bien. Non-sens. Les choses nâiraient pas bien. Elles ne vont dĂ©jĂ pas, et elles empirent. Rapidement. Ce nâest pas simplement le faux espoir qui enchaĂźne ceux qui vont en son sens. Câest lâespoir lui-mĂȘme. Lâespoir, nous dit-on, est notre phare dans la nuit. Notre lumiĂšre Ă la fin dâun long et sombre tunnel. Le rayon de lumiĂšre, qui, contre toute attente, parvient Ă pĂ©nĂ©trer jusque dans nos cellules. Notre raison de persĂ©vĂ©rer, notre protection contre le dĂ©sespoir qui doit Ă tout prix, et donc Ă celui de notre santĂ© et de celle du monde, ĂȘtre Ă©vitĂ©. Comment continuer si nous nâavons pas dâespoir? On nous a tous enseignĂ© que lâespoir dâune condition future meilleure â comme lâespoir dâun paradis futur â est et doit ĂȘtre notre refuge dans la peine prĂ©sente. Je suis sĂ»r que vous vous souvenez de lâhistoire de Pandore. On lui remit une boĂźte fermement scellĂ©e et on lui dit de ne jamais lâouvrir. Mais, curieuse, elle lâouvrit, et en sortirent les flĂ©aux, les peines et les calamitĂ©s, probablement pas dans cet ordre. Elle referma la boĂźte, trop tard. Une seule chose y Ă©tait restĂ©e lâespoir. Lâespoir, selon la lĂ©gende, Ă©tait le seul bien que contenait le coffret parmi tous les maux, et reste Ă ce jour le seul rĂ©confort de lâhumanitĂ© en cas de malheur ». Aucune mention ici de lâaction comme rĂ©confort en cas de malheur, ou de rĂ©ellement faire quelque chose pour apaiser ou Ă©liminer lâinfortune. Fortune du latin fortuna, apparentĂ© au latin fort-, fors, hasard, chance ce qui implique bien sĂ»r que lâinfortune que lâespoir est censĂ© rĂ©conforter nâest que malchance, et non pas dĂ©pendante de circonstances que lâon puisse changer dans le cas prĂ©sent, je ne vois pas le rapport entre la malchance et les misĂ©rables choix que lâon fait chaque jour et qui permettent Ă la civilisation de continuer Ă dĂ©truire la Terre. Plus je comprends lâespoir, plus je rĂ©alise que loin dâĂȘtre un rĂ©confort, celui-ci mĂ©ritait largement sa place dans la boĂźte aux cĂŽtĂ©s de tous les flĂ©aux, peines et calamitĂ©s ; quâil sert les besoins de ceux au pouvoir aussi sĂ»rement quâune croyance en un distant paradis ; que lâespoir nâest vraiment rien de plus quâune variante sĂ©culiĂšre de la mystification mentale paradis/nirvana. Lâespoir est, en rĂ©alitĂ©, une malĂ©diction, un flĂ©au. Non seulement en raison de lâadmirable dicton bouddhiste, lâespoir et la peur se poursuivent lâun lâautre » â sans lâespoir il nây a pas la peur â et non seulement parce que lâespoir nous Ă©loigne du prĂ©sent, de qui et de lĂ oĂč nous sommes en ce moment et nous fait miroiter un Ă©tat imaginaire futur ; mais surtout en raison de ce quâest lâespoir. Nous braillons plus ou moins tous et plus ou moins continuellement Ă propos de lâespoir. Vous ne croiriez pas â ou peut-ĂȘtre le croiriez-vous â combien dâĂ©diteurs pour combien de magazines mâont dit quâils voulaient que jâĂ©crive sur lâapocalypse, en me demandant ensuite de faire en sorte de laisser aux lecteurs un soupçon dâespoir ». Mais, quâest-ce que lâespoir, prĂ©cisĂ©ment ? Lors dâune confĂ©rence, au printemps dernier, quelquâun mâa demandĂ© de le dĂ©finir. Je nâai pas pu, et ai donc retournĂ© la question Ă lâaudience. Voici la dĂ©finition qui a alors Ă©mergĂ© lâespoir est une aspiration en une condition future sur laquelle vous nâavez aucune influence. Cela signifie que vous ĂȘtes essentiellement impuissant. Pensez-y. Je ne vais pas, par exemple, dire que jâespĂšre manger quelque chose demain. Je vais le faire. Je nâespĂšre pas prendre une nouvelle respiration maintenant, ni finir dâĂ©crire cette phrase. Je le fais. Dâun autre cĂŽtĂ©, jâespĂšre que la prochaine fois que je prendrais lâavion, il ne se crashera pas. Placer de lâespoir en une finalitĂ© signifie que vous nâavez aucune influence la concernant. Tant de gens disent quâils espĂšrent que la culture dominante cesse de dĂ©truire le monde. En disant cela, ils garantissent sa continuation, au moins Ă court-terme, et lui prĂȘtent un pouvoir quâelle nâa pas. Ils sâĂ©cartent aussi de leur propre pouvoir. Je nâespĂšre pas que le saumon coho survive. Je ferai ce quâil faut pour Ă©viter que la culture dominante ne les extermine. Si les coho souhaitent partir en raison de la façon dont ils sont traitĂ©s â et qui pourrait leur en vouloir ? â je leur dirai au revoir, et ils me manqueront, mais sâils ne souhaitent pas partir, je ne permettrai pas Ă la civilisation de les exterminer. Jâagirai quoi quâil en coĂ»te. Je nâespĂšre pas que la civilisation sâeffondre le plus tĂŽt possible. Je ferai ce quâil faut pour que cela arrive. Lorsque nous rĂ©alisons le niveau dâinfluence que nous avons en vĂ©ritĂ©, nous nâavons plus du tout Ă espĂ©rer ». Nous avons juste Ă agir. A faire en sorte que les saumons survivent. A faire en sorte que les chiens de prairie survivent. A faire en sorte que les tigres survivent. A faire le nĂ©cessaire. Casey Maddox a Ă©crit que lorsque la philosophie meurt, lâaction dĂ©bute. Jâajouterais que lorsque nous cessons dâespĂ©rer une assistance extĂ©rieure, lorsque nous cessons dâespĂ©rer que lâhorrible situation dans laquelle nous sommes se rĂ©solve dâelle-mĂȘme, lorsque nous cessons dâespĂ©rer que dâune façon ou dâune autre la situation nâempire pas, alors nous sommes enfin libres â vraiment libres â de commencer Ă rĂ©ellement la rĂ©soudre. Je dirais que lorsque lâespoir meurt, lâaction commence. Lâespoir peut ĂȘtre bon â et adaptable â pour les prisonniers, mais les hommes et les femmes libres nâen ont que faire. Ătes-vous un prisonnier, ou ĂȘtes-vous libre ? Les gens me demandent parfois, si les choses sont si terribles, pourquoi ne te suicides-tu pas ? » La rĂ©ponse est que la vie est vraiment, vraiment belle. Je suis un ĂȘtre assez complexe pour comprendre en mon cĆur que nous sommes vraiment, vraiment foutus, et en mĂȘme temps que la vie est vraiment, vraiment belle. Pas parce que nous sommes foutus, Ă©videmment, ni en raison des choses qui font que nous le sommes, mais en dĂ©pit de tout ça. Nous sommes foutus. La vie est toujours belle. Nous sommes vraiment foutus. La vie est toujours vraiment belle. Beaucoup de gens ont peur de ressentir du dĂ©sespoir. Ils craignent quâen sâautorisant Ă percevoir le dĂ©sespoir de notre situation, ils devront alors ĂȘtre constamment malheureux. Ils oublient quâil est possible de ressentir plusieurs choses en mĂȘme temps. Je suis plein de rage, de peine, de joie, dâamour, de haine, de dĂ©sespoir, de bonheur, de satisfaction, dâinsatisfaction, et dâun millier dâautres sentiments. Ils oublient aussi que le dĂ©sespoir est une rĂ©ponse tout Ă fait appropriĂ©e pour une situation dĂ©sespĂ©rĂ©e. Beaucoup de gens ont aussi probablement peur quâen sâautorisant Ă percevoir Ă quel point les choses sont dĂ©sespĂ©rĂ©es, ils seront peut-ĂȘtre alors forcĂ©s de faire quelque chose pour changer leurs circonstances. DĂ©sespoir ou pas, la vie est belle. Lâautre jour jâĂ©tais allongĂ© au bord de lâĂ©tang devant chez moi, je regardais Ă travers les aiguilles de sĂ©quoia rendues translucides par le soleil. JâĂ©tais heureux, et je pensais, que demander de plus ? ». La vie est si belle. Raison de plus pour se battre. Une autre question quâon me pose parfois, si les choses sont si terribles, pourquoi ne pas faire la teuf ? » Eh bien, la premiĂšre rĂ©ponse câest que je nâapprĂ©cie pas vraiment les teufs. La seconde câest que je mâamuse dĂ©jĂ beaucoup. Jâaime ma vie. Jâaime la vie. Câest vrai pour la plupart des activistes que je connais. Nous faisons ce que nous aimons, en nous battant pour qui, et pour ce que, nous aimons. Je nâai aucune patience envers ceux dâentre nous qui utilisent le dĂ©sespoir de la situation pour excuser leur inaction. Jâai remarquĂ© que si vous privez la plupart de ces gens de cette excuse particuliĂšre ils en trouvent alors une autre, et encore une autre, et puis une autre. Lâutilisation de cette excuse pour justifier leur inaction â lâutilisation de nâimporte quelle excuse pour justifier lâinaction â rĂ©vĂšle ni plus ni moins quâune incapacitĂ© Ă aimer. Lors dâune de mes derniĂšres confĂ©rences quelquâun sâest levĂ© lors des questions/rĂ©ponses et a proclamĂ© que la seule raison pour laquelle les gens deviennent des activistes câest pour se sentir mieux eux-mĂȘmes. Que lâefficacitĂ© ne comptait pas, a-t-il dit, et que câĂ©tait Ă©gotique de penser quâelle comptait. Il a aussi sorti lâexcuse classique comme quoi le monde naturel nâavait pas besoin de notre aide. Au moins avait-il reconnu que le monde rĂ©el existait, et nâĂ©tait pas que le battement de cil dâun dieu quelconque, mais il en rĂ©sultait un narcissisme tout aussi ancien. Je lui ai rĂ©pondu que je nâĂ©tais pas dâaccord. Il mâa demandĂ©, lâactivisme ne te permet-il pas te sentir bien ? » Bien sĂ»r que si, mais ce nâest pas la raison pour laquelle jâen suis. Si je voulais simplement me sentir bien, je me masturberais. Mais je veux accomplir quelque chose dans le monde rĂ©el. » Pourquoi ? » Parce que je suis amoureux. Des saumons, des arbres devant ma fenĂȘtre, des bĂ©bĂ©s lamproies qui vivent dans les fonds sablonneux, des petites salamandres qui rampent dans la couche dâhumus. Et si vous aimez, vous agissez pour dĂ©fendre votre bien-aimĂ©. Bien sĂ»r que les rĂ©sultats importent, mais ils ne dĂ©terminent pas si lâon agit ou pas. On nâespĂšre pas simplement que nos bien-aimĂ©s survivent et prospĂšrent. On fait ce quâil faut pour. Si mon amour ne me pousse pas Ă protĂ©ger ceux que jâaime, ce nâest pas de lâamour. Et si je nâagis pas pour protĂ©ger ma Terre, je ne suis pas vraiment humain. » Il y a quelque temps, jâai reçu un e-mail dâun habitant de Spokane, dans lâĂ©tat de Washington. Il me disait que son fils de 15 ans Ă©tait merveilleusement actif dans la lutte Ă©cologique et sociale, mais il continuait ainsi je voudrais mâassurer quâil reste actif, donc je ressens le besoin de lui donner de lâespoir. Câest problĂ©matique, parce que je ne ressens aucun espoir moi-mĂȘme, et je ne veux pas lui mentir. » Je lui ai dit de ne pas mentir, et que sâil voulait faire en sorte que son fils reste actif, il ne devrait pas essayer de lui donner de lâespoir, mais Ă la place, lui donner de lâamour. Si son fils apprend comment aimer, il restera actif. Une chose merveilleuse se produit lorsque vous abandonnez lâespoir, et vous fait prendre conscience que vous nâen aviez jamais eu besoin pour commencer. Vous rĂ©alisez quâabandonner lâespoir ne vous a pas tuĂ©, ni ne vous a rendu moins efficace. En rĂ©alitĂ©, ça vous a rendu plus efficace, parce que vous cessez de dĂ©pendre de quelquâun ou de quelque chose pour rĂ©soudre vos problĂšmes â vous cessez dâespĂ©rer que vos problĂšmes se rĂ©solvent miraculeusement, Ă travers lâaide magique de Dieu, de la dĂ©esse MĂšre, du Sierra Club, des vaillants occupeurs dâarbres [Tree-sitters, ceux qui grimpent dans les arbres afin dâempĂȘcher leur abatage, NdT], des braves saumons, ou de la Terre elle-mĂȘme â et vous commencez Ă faire le nĂ©cessaire pour rĂ©soudre vous-mĂȘmes vos problĂšmes. A cause de la civilisation industrielle, les taux de spermatozoĂŻdes humains ont Ă©tĂ© divisĂ©s par deux sur les 50 derniĂšres annĂ©es. Sur la mĂȘme pĂ©riode, les filles ont commencĂ© la pubertĂ© de plus en plus tĂŽt 1% des filles de 3 ans ont commencĂ© Ă dĂ©velopper de la poitrine ou des poils pubiens, et dans les 6 derniĂšres annĂ©es Ă peine, le pourcentage de filles de moins de 8 ans aux poitrines gonflĂ©es et aux poils pubiens est passĂ© dâ1 Ă 6,7% pour les filles blanches, et Ă 27,2% pour les filles noires. Quâallez-vous y faire ? Allez-vous espĂ©rer que ce problĂšme disparaisse dâune façon ou dâune autre ? Allez-vous espĂ©rer que quelquâun le rĂ©solve par magie ? Allez-vous espĂ©rer que quelquâun â quiconque â stoppe lâindustrie chimique qui nous tue tous ? OĂč allez-vous faire quelque chose ? Lorsque vous abandonnez lâespoir, quelque chose dâencore mieux que le fait de ne pas mourir se produit, câest que cela vous tue. Vous mourez. Et ce quâil y a de merveilleux avec la mort, câest quâune fois mort ils â ceux au pouvoir â ne peuvent plus vous toucher. Pas au travers de leurs promesses, de leurs menaces, ni mĂȘme au travers de leur violence elle-mĂȘme. Une fois mort de cette façon, vous pouvez toujours chanter, vous pouvez toujours danser, vous pouvez toujours faire lâamour, vous pouvez toujours vous battre comme un diable â vous pouvez toujours vivre parce que vous ĂȘtes toujours en vie, dâailleurs plus que jamais auparavant â mais ceux au pouvoir nâont plus prise sur vous. Vous rĂ©alisez alors que lorsque lâespoir est mort, le vous qui est mort avec lâespoir nâĂ©tait pas vous, mais Ă©tait le vous dĂ©pendant de ceux qui vous exploitent, le vous qui croyait que ceux qui exploitent sâarrĂȘteraient dâeux-mĂȘmes dâune façon ou dâune autre, le vous qui dĂ©pendait et croyait en ces mythologies propagĂ©es par ceux qui vous exploitent afin de faciliter leur exploitation. Le vous socialement construit. Le vous civilisĂ©. Le vous fabriquĂ©, produit, estampillĂ©, façonnĂ©, est mort. La victime est morte. Et qui reste-t-il une fois ce vous mort ? Il reste vous. Le vous animal. Le vous nu. Le vous vulnĂ©rable et invulnĂ©rable. Le vous mortel. Le vous survivant. Le vous qui pense non pas ce que cette culture vous a enseignĂ© Ă penser, mais qui pense par lui-mĂȘme. Le vous qui ressent non pas ce que cette culture vous a appris Ă ressentir, mais ce quâil ressent par lui-mĂȘme. Le vous qui nâest pas ce que cette culture vous a appris Ă ĂȘtre, mais qui est celui que vous ĂȘtes. Le vous qui peut dire oui, le vous qui peut dire non. Le vous qui fait partie de la Terre oĂč vous vivez. Le vous qui va se battre ou pas pour dĂ©fendre sa famille. Le vous qui combattra ou pas pour dĂ©fendre ceux que vous aimez. Le vous qui va se battre ou pas pour dĂ©fendre la Terre dont dĂ©pend votre vie et celles de ceux que vous aimez. Le vous dont la morale ne dĂ©pend pas de ce que cette culture â qui dĂ©truit la planĂšte, qui vous dĂ©truit â enseigne, mais dĂ©pend de vos propres sentiments animaliers dâamour et de connexion Ă votre famille, vos amis, votre Terre. Pas de votre famille en tant quâĂȘtres civilisĂ©s auto-identifiĂ©s mais en tant quâanimaux ayant besoin dâune Terre pour vivre, dâanimaux qui sont tuĂ©s par les produits chimiques, dâanimaux ayant Ă©tĂ© formĂ©s et dĂ©formĂ©s pour correspondre aux besoins de cette culture. Lorsque vous abandonnez lâespoir â lorsque vous mourez de cette façon, et ĂȘtes ainsi rĂ©ellement en vie â vous vous rendez invulnĂ©rable Ă la cooptation de rationalitĂ© et de peur que les Nazis ont fait subir aux juifs et Ă dâautres, que les abuseurs font subir Ă leurs victimes, que la culture dominante nous fait subir Ă tous. OĂč peut-ĂȘtre faudrait-il dire que les exploiteurs Ă©laborent des circonstances physiques, sociales, et Ă©motionnelles telles que les victimes se perçoivent comme nâayant dâautre choix que de sâinfliger eux-mĂȘmes cette cooptation. Mais lorsque vous abandonnez lâespoir, cette relation exploiteur/victime est brisĂ©e. Vous devenez comme ces juifs ayant participĂ© au soulĂšvement du ghetto de Varsovie. Lorsque vous abandonnez lâespoir, vous perdez beaucoup de peur. Et lorsque vous arrĂȘtez de vous reposer sur lâespoir, et commencez Ă la place Ă protĂ©ger ceux que vous aimez, vous devenez dangereux pour ceux au pouvoir. Et au cas oĂč vous vous poseriez la question, câest une trĂšs bonne chose. Je ne souhaite pas particuliĂšrement mourir. Jâaime vivre, et jâaime ma vie. Mais je vais vous raconter quelque chose qui mâa aidĂ© Ă perdre au moins une partie de la crainte que ceux au pouvoir me tuent, sâils en arrivaient Ă me percevoir comme une menace envers leur droit inaliĂ©nable de dĂ©truire la planĂšte. Je me suis posĂ© la question quel est le pire quâils puissent me faire ? ConcrĂštement, le pire quâils puissent faire câest me tuer. Oui, ils peuvent me torturer â ce quâils font Ă beaucoup â ou mâenfermer en confinement solitaire â ce quâils font aussi Ă beaucoup â mais jâose espĂ©rer voilĂ le mot quâen de telles circonstances je serais capable de mâĂŽter la vie, si nĂ©cessaire. Et, pour autant que je sache, sâils me tuent, une de trois choses diffĂ©rentes adviendra probablement. La premiĂšre possibilitĂ©, aprĂšs la mort, câest lâextinction des feux », les lumiĂšres sâĂ©teignent ; auquel cas je serais juste mort, et je nâen saurais rien de toute façon. Une autre, quâaprĂšs la mort nous nous retrouvions autre part », peu importe ce que cela signifie, auquel cas je continuerais Ă les combattre depuis lĂ -bas. Et, une troisiĂšme, quâaprĂšs la mort, nous nous rĂ©incarnions. Si tel Ă©tait le cas, je suivrais la voie de Kartar Singh Sardar Kartar Singh Saraba, ou encore Shaheed Kartar Singh Saraba, un jeune indien de 18 ans qui sâest battu pour expulser les britanniques de chez lui, et qui, en 1915, fut trahi et capturĂ©. Alors que le magistrat responsable de lâaffaire sâapprĂȘtait Ă choisir entre le pendre et lâemprisonner Ă vie, Kartar Singh sâexprima ainsi Je souhaite ĂȘtre condamnĂ© Ă mort, et pas Ă la prison Ă vie, afin quâaprĂšs ma rĂ©incarnation, je puisse mâefforcer dâanĂ©antir lâesclavage imposĂ© par les blancs. Si je nais femme, je porterai des fils aux cĆurs de lions, et les inciterai Ă tailler en piĂšce les dirigeants britanniques. » La cour dĂ©cida quâil Ă©tait trop dangereux pour quâon le laisse vivre. JâespĂšre quâil est revenu pour se battre Ă nouveau. Derrick Jensen Traduction Nicolas CASAUX
la vie est belle malgré les peines qui nous enchainent